Un 9 novembre 1955 tragique

pour notre famille.


Tizi Ousli (en bas a droite) a 10 kms au sud est ont eu lieu les combats

du 9 novembre 1955 .

Hiver 1955-1956 fouille d'une Mechta ( Petite maison en maçonnerie ) dans le Rif 

Entrée du poste de Tizi Ousli pendant l'hiver 1955

75 en batterie, a la frontiere du Maroc Espagnol, en protection du poste de Tizi Ousli

Après son dernier séjour en Indochine en novembre 1954 mon grand-père arrive à seffrou (Maroc). Après avoir été muté du 19e au 66e goum, il arrivera à Aknoul au camp de BouziNeb. Le 9 octobre soit un mois jour pour jour avant la tragédie ,une offensive de grande envergure a été déclenchée. L'opération consiste en des mouvements d'encerclement de la tribu rebelle des Gzenaya. Dix bataillons français participaient à l'opération de prise en tenaille de cette tribu rebelle, des convois massifs remontaient vers le Nord à partir de Fès et de Taza. Le Rif est connu pour sa résistance nationaliste L'Armée de Libération marocaine attaque le 2 octobre 1955 à partir de minuit, les postes avancés de l'armée française à Aknoul, Tizi Ousli et Boured dans cette région accidentée du Rif, que la presse avait surnommé « le triangle de la mort. Les combats sont d'une extrême violence et ni l'aviation, ni les tanks français ne peuvent intervenir efficacement contre les 2000 maquisards marocains. Ayant lu et entendu de ceux qui ont vécu cette fin d'année 1955 c'est en partie à cause des déserteurs que la France avait été vaincue car il y eut beaucoup de désertions dans les goums qui rejoignaient le maquis avec armes et munitions comme ce jour ou quarante d'entre eux repartirent avec mitraillettes, fusil-mitrailleur et plus... et qui retournèrent leurs armes contre leur propre bataillon, C'est de cette manière que la France avait été vaincue en partie declare le général Boyer de Latour dans un communiqué d'octobre 1955 où il accuse l'Espagne par des termes à peine voilés, de passivité voire de complicité avec l'Armée de Libération Marocaine dans le no man's land de la zone frontière.En somme l'Armée de Libération a bénéficié de rivalité entre l'Espagne et la France !

Mon grand-pére pose ici en mars 1955 lors d'une mission de recherche de rebelles

Camp de Bouzineb de nos jours

Journal de 3 octobre 1955

Plan d'attaque du 9 octobre 1955

Ci-dessous 6 coupures de presse de l'époque, elles m'ont été donner par Mr Bost qui été enfant en 1955 mais qui garde un grand souvenir de la nuit de l'attaque du poste ainsi que des jours qui ont précédé et qui ont suivi il est le fils du Colonel Bost ,commandant le poste de Tizi Ousli .(je rendrai prochainement un hommage au colonel Bost dans la section du méme nom .

Pour mon grand-père c'est le 9 novembre 1955 que le drame a eu lieu parti entre autres avec le 55e Goums dans le secteur de Tizi-Ousli il prendra une balle dans l'aisne lui faisant perdre beaucoup de sang,des Goumiers arabes le descendront des montagnes à dos de mulets je vous laisse imaginer le voyage chaotique qui a dû subir et qui aura certainement eu raison de lui, arriver au camp des Goums il etais trop tard il a perdu la vie à environ 23 heures en ce 9 novembre 1955. on raconte à l'époque que le Maroc Français est mort le 11 novembre à 16 h.30, 2 jours seulement après le décès de mon grand-père

 l'Adjudant Sanchez Joseph du 66e Goums des Tabors Marocain.



Témoignage de Claude Corniquet

 

l'indépendance était à l'ordre du jour au Maroc.En Algérie déjà des organisations
révolutionnaires étaient très actives et anti Française. Le Maroc commençait à bouger, et
nous commencions à être inquiets quant à la sécurité dans Taza et dans le Maroc en général.
Les tribus ont commencées à se manifester ; j'ai vu des troupes de cavaliers descendre du
djebel, et de la tribu des Khiatas marcher sur Taza cela devenait impressionnant et
l'inquiétude commençait à me prendre pour Marie et mon fils . L'atmosphère devenait lourde
et la méfiance gagnait peu à peu. Quelques attentats individuels ont été signalés, nous
sentions que nous autres Européens et Français en particulier n'étions plus les bienvenus
au Maroc. Marie travaillait à la poste et il lui arrivait de se faire raccompagner par un
ou deux moghasnis (Gardes civils Marocains) pour veiller à sa sécurité et rentrer à la
maison. Le couvre feu avait été institué.
Pour confirmer cette insécurité au Maroc notre famille, celle de Marie avait été éprouvée
par la mort de l'adjudant Joseph Sanchez, l'époux de tante Valentine (Sœur
deCarlos,mon beau-père).
Il était aux " goums " d'Aknoul à 60 km de Taza. Ce goum a été pris a partie par des
dissidents armés, provoquant un combat impitoyable. L'adjudant Sanchez a été gravement
blessé, sans possibilité d'évacuation rapide. Les goumiers l'avaient placé sur un mulet de
bât pour le ramener vers le cantonnement des Goums, mais l'oncle n'a pas supporté ce
transport et il est mort avant de pouvoir être soigné.
Ce fut un drame dans la famille. Marie qui à l'époque était connue comme parente de Joseph
Sanchez travaillait aux PTT de Taza au central téléphonique. Elle fut avertie la première
du décès de son oncle. Je pense que le commandement militaire aurait dû s'abstenir de
prévenir Marie la pauvre fille qui à l'époque était enceinte de Luc, et ne savait plus
comment faire. Je lui avais conseillé d'attendre que ce soit les gendarmes qui préviennent.
Par la suite la nouvelle s'était répandue dans Taza que le goum d'Aknoul avait subit de
lourdes pertes. La tante Valentine, la femme de Joseph qui travaillait à l'hôpital de Taza
avait été prévenue que son mari était seulement blessé. La pauvre femme attendait l'arrivée
des blessés qu'elle allait voir un par un. Mais hélas il a bien fallut qu'elle se rende à
l'évidence lorsque les morts sont arrivés et que Joseph en faisait partie.

 

Honneur à l'adjudant Joseph Sanchez …


Le Général de Latour

C'est lui qui négociera les accords d'autonomie interne sous le gouvernement Pierre Mendès France. Il occupe brièvement, de novembre 1955 à janvier 1956, les fonctions de résident général de France au Maroc.Devenu général d'armée en 1956, il est mis en disponibilité après avoir publié Vérités sur l'Afrique du Nord.

Tizi Ousli de nos jours

On imagine en voyant les photos ci-dessus (qui se situent à quelques kilomètres prés de l'endroit où mon grand-père fut touché) l'état montagneux du terrain, ainsi que les chemins sinueux dans lesquels les goumiers on dut descendre Joseph à dos de mulet pour rejoindre le cantonnement

J'ai découvert en octobre 2013 par l'intermediaire de Mr Adell ( voir section lien ) le monument ci dessous. Il se trouve dans la commune de "Le Crès" près de Montpellier .

A ma grande surprise, j'y ai vu inscrit le nom de mon grand père .

Je n'avais pas connaissance de ce monument . 

Il rend hommage aux soldats morts pour la France

Il a été remis en état bénévolement par Mr Adell ( j'en profite pour lui dire un trés grand merci ).


Sur le méme monument j'ai également identifié le nom du Sergent Chef Martin mort le 21 avril 1954 en Indochine photo prise par mon grand-pére son camarade . 

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